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Verschönerungs- und Museumsverein Willendorf 

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La Vénus de Willendorf

 

L’histoire de la découverte

Nous devons la découverte des différents sites de Willendorf (milieu du 19è siècle) au hasard et à l’intérêt de plusieurs personnes pour la paléontologie. L’ingénieur Ferdinand Brun a fait connaître le site archéologique aux spécialistes. En 1883, il a parlé d’une « couche de charbon de bois et de silex » qu’il qualifiait de vestiges d’un « campement de la période des mammouths ». Le 5 décembre 1883, Josef Szombathy, responsable du département de préhistoire du «  Naturhistorisches Hofmuseum » se rendit à Willendorf pour procéder à un état des lieux.

    Szombathy

Du 17 au 22 mars 1884, la « Anthropologische Gesellschaft Wien » finança au prix de 168 florins des fouilles sous la direction de Szombathy. Brun et un ouvrier exécutèrent les travaux. Ferdinand Brun procéda tout seul à d’autres fouilles et fit parvenir les vestiges exhumés au « Naturhistorisches Museum ».

L’intérêt pour le site s’amplifia lorsque « le manoeuvre scientifique » Moritz Hoernes procéda en 1887 à l’inventaire des objets exhumés à Willendorf.

En 1889, Ferdinand Brun fit également des découvertes en dessous de la briqueterie Ebner. Ce site devint Willendorf II.

En 1904, Szombathy inspecta personnellement le site II et vérifia, si des fouilles systématiques étaient possibles.

C’est le 29 juillet 1908 que débutèrent les premières fouilles systématiques sous la direction générale du conservateur de la collection préhistorique, Joseph Szombathy, avec la collaboration du Dr Josef Bayer (volontaire du département antropologique-éthnographique depuis le 7 juin 1908) et le Dr Hugo Obermaier, qui participa en tant que volontaire aux fouilles. Sept autres ouvriers travaillaient également sur le site.

     Bayer

C’est le vendredi, 7 août 1908, que l’on découvrit sur le site de Willendorf II, dans la 9è couche culturelle, la statuette de la Vénus devenue célèbre.

S’ensuivit une dispute entre les trois responsables des fouilles : à qui la découverte de la statuette devrait-elle être attribuée ? Szombathy résolut la question en faisant mentionner les trois noms (Szombathy, Bayer, Obermaier) sur l’étui dans lequel la Vénus de Willendorf est conservée.

D’autres fouilles suivirent :

25-9 – 13-10-1908 : Bayer et trois ouvriers procèdèrent à d’autres vérifications dans la briqueterie Großensteiner (W 1).

19-4 – 5-7-1909 : Sous la direction de Bayer et avec la collaboration de cinq ouvriers, la recherche de couches culturelles plus anciennes, plus profondes se poursuivit.

1912 : Avec le concours de cinq ouvriers, Szombathy procèda à des fouilles en profondeur au fond de l’ancienne briqueterie Ebner (W II).

1913 : Les fouilles systématiques de Willendorf II se poursuivirent. Du 27 au 31 octobre 1913, Bayer travailla à Willendorf I, étant donné que ce site était menacé par l’expansion de la briqueterie.

Bayer tenta encore le 16 juillet 1914 d’obtenir des subventions pour des fouilles à grande échelle, mais l’activité fut interrompue par le début de la première guerre mondiale.

En 1926, l’on procéda à de petites fouilles d’essai.

Du 12-6 – 12-7-1927, il y eut encore des fouilles sur le site de W II. Une autre statuette de Vénus fut découverte dans le 5è couche culturelle (Vénus II).

Le Dr Bayer surveilla le site de Willendorf jusqu’à sa mort en 1931, il acheta des objets exhumés et vérifia en permanence la situation sur les sites.

Fritz Felgenhauer dirigea en mai 1955 des fouilles systématiques complémentaires.

Le site de Willendorf II permit toujours de recueillir des informations sur la situation stratigraphique, mais il était pratiquement épuisé au niveau des vestiges matériels.


 

La Vénus de Willendorf

 

La « Vénus de Willendorf », mondialement célèbre, découverte en 1908, fait partie des objets d’art les plus connus de l’homme préhistorique. Le plus grand nombre de ces figurines a été découvert du sud de la Sibérie en passant par l’Ukraine et l’Europe centrale jusqu’en Europe occidentale. Il s’agit de représentations féminines (statuettes) en os, ivoire, corne, terre cuite et – comme la « Willendorfoise » - en pierre. Des restes de peinture indiquent que ces « statuettes de Vénus » étaient à l’origine peints de couleur rouge.

 

Des traits communs représentent des femmes nues, éventuellement avec une ébauche de pagne, de bandes ou d’autres vêtements. Elles adoptent généralement une position debout et présentent des formes protubérantes (obésité, stéatopygie), obésité pendant la ménopause et lipodystrophie (obésité aux fesses et aux hanches (« éléphantiasis ») et/ou représentées enceintes, avec une représentation naturaliste et mise en évidence des seins, du ventre, des cuisses et des fesses. Des figurines plus sveltes ont plutôt un aspect jeune, juvénile. La tête, souvent penchée de profil, peut présenter des aspects variables. Il s’agit souvent d’un visage plat, sans traits, ou d’une tête en forme de boule, sans structure, qui, parfois, présente l’esquisse de la physionomie et d’une coiffure (éventuellement aussi une coiffe ou un recouvrement de la tête). 

Dans la plupart des cas, les bras resp. les avant-bras ne sont pas ou peu sculptés et reposent partiellement sur les seins ou le ventre. Les femmes représentées se caractérisent par de gros seins pendants et un ventre souligné, partiellement proéminent (grossesse) ainsi que par des fesses énormes. Les jambes sont à peine esquissées et se terminent souvent en moignons pointus ou arrondis. Il s’agit en conséquence d’une représentation stylisée concordante de la tête, du tronc supérieur, des bras et des jambes, qui peut être qualifiée « d’expression artistique dominante » du paléolithique.

 Parfois, ces figurines féminines sont représentées en position assise ou accroupie (accouchement) de même que couchée.

 Il est intéressant de constater que de nombreuses statuettes peuvent être projetées dans une forme losangique dont l’étendue la plus importante se situe au milieu du corps respectivement du bassin. Le ventre, le triangle génital et les seins sont ordonnés circulairement autour du centre.

 D’un point de vue culturel, ces figurines de Vénus appartiennent aux cultures du paléolithique supérieur du Gravettien, Solutréen, Pavlovien ainsi que de la culture de Kostenki I/1-Avdeevo.

 L’interprétation des statuettes est problématique, même si elles représentent manifestement l’expression générale d’une vision largement répandue et semblable. Habituellement, on leur donne une « orientation matrilinéaire » (gardienne de la maison et du foyer (« gardienne du feu »), un symbole de la fécondité féminine en rapport avec la grossesse et la maternité (représentations de naissances) en soulignant les parties génitales féminines. En raison de la représentation naturaliste de caractéristiques corporelles spécifiques, il se pourrait même qu’il s’agit de la représentation de « l’idéal féminin paléolithique ».

Jusqu’à présent, les circonstances des fouilles ne permettent pas d’interprétation fonctionnelle. Ainsi, l’on dispose de dépôts dans des fosses et des cavités à l’intérieur de logements en Ukraine. Pendant une période plus importante, ces fosses étaient remplies d’un colorant rouge et d’os calcinés d’animaux, les figurines déposées ayant été délibérément brisées.